Alors que le rôle de la vitamine D dans la prévention et la lutte contre l’ostéoporose est connu depuis longtemps, son rôle majeur sur le système immunitaire n’a été mis en lumière que récemment et reste encore malheureusement peu médiatisé.

C’est en 2010 [1]que des chercheurs ont mis en évidence le rôle de la vitamine D sur le système immunitaire : sans vitamine D, votre système immunitaire n’est tout simplement pas activé et n’est également pas correctement régulé.

Quels rôles jouent la vitamine D sur votre système immunitaire?

La vitamine D active, influence et régule votre système immunitaire de plusieurs façons :

  • Elle stimule la production d’anticorps qui déploient une action antivirale et anti-bactérienne (cathélicidines et les défensives),
  • Elle stimule la destruction des agents pathogènes par le biais des cellules macrophages,
  • Elle empêche une réaction excessive de votre système immunitaire par la production des cellules T-régulatrices : elle régule ainsi les réactions inflammatoires excessives et limite l’apparition de pathologies auto-immunes.

Vitamine D et soleil

Votre corps est en capacité de synthétiser de la vitamine D, mais uniquement lorsque votre peau est exposé au rayons UVB suffisamment longtemps pour obtenir ce que l’on appelle une Dose Erythémale Minimale (DEM) : quand votre peau commence à présenter une coloration rosée légère (sans pour autant aller jusqu’au coup de soleil).

Sous notre latitude, d’octobre à avril, votre corps est en incapacité de produire de la vitamine D, compte tenu de la couverture nuageuse et de la longueur d’onde du rayonnement solaire (différente que celle émise par le soleil de mai à septembre).

Vitamine D et alimentation

En France, les apports nutritionnels conseillés depuis 2012 [2] sont de 10 μg/j, soit 400 UI par jour.

Or, l’alimentation apporte peu de vitamine D [3] et ne permet pas d’atteindre ces apports nutritionnels conseillés qui restent de toute façon trop bas par rapport à la quantité nécessaire au bon fonctionnement de votre système immunitaire (voir plus bas “Quelle dose dois-je prendre au quotidien?“).

Le taux de vitamine D dans les aliments varie selon les conditions de production et d’élevage.

Et surtout, les recommandations en apport de vitamine D par l’alimentation ne tiennent pas comptent de la capacité de votre corps à absorber et à utiliser la vitamine D des aliments que vous consommez.
Cette capacité d’absorption et d’utilisation est conditionnée par la qualité de votre muqueuse intestinale, ainsi que par la qualité de votre digestion.

Les aliments contenant de la vitamine D sont exclusivement d’origine animale.

Parmi la liste des aliments les plus riches en vitamine D [4], il vous faudrait donc apporter au quotidien, par votre alimentation :

  • 6g d’huile de foie de morue,
  • 15g de foie de morue crue,
  • 68g de hareng fumé,
  • ou 107g de sardine crue (non conditionnée).

Et ceci est un minimum, puisque ces taux ne prennent pas en compte la capacité de votre corps à absorber et utiliser la vitamine D.

Suis-je carencé en vitamine D ?

En France, d’octobre à avril, les déficits en vitamine D concerneraient 75 %  français [5], ce qui les expose à un risque plus grand de fragilité osseuse et de maladies chroniques, mais également à des infections respiratoires.

En présence d’un taux de vitamine D sanguin supérieur à 30ng/ml, les infections des voies respiratoires apparaissent extrêmement rarement, tel que l’indiquent de nombreuses études. [6][7]

Aujourd’hui, en France, un taux de vitamine D est considéré comme acceptable lorsqu’il atteint tout juste les 30 ng/mL, alors que pour une pleine activation du système immunitaire, son taux devrait être compris entre 50 et 80 ng/mL.

De plus, nous pouvons regretter que le dosage de la vitamine D ne soit pris en charge que dans des situations exceptionnelles et ne soit pas systématiser, afin de permettre une meilleure prévention primaire active. [8]

La supplémentation en vitamine D s’avère donc indispensable au bon fonctionnement immunitaire pendant la saison froide, tout particulièrement d’octobre à avril.

Supplémentation mensuelle ou journalière?

La supplémentation journalière s’avère la plus efficace.

De nombreuses études cliniques et méta-analyses montrent qu’une assimilation quotidienne régulière de vitamine D entraîne une diminution des infections de 50%. Ce phénomène n’a toutefois été observé que lors d’assimilations quotidiennes, tandis que l’assimilation de doses mensuelles de vitamine D fortement dosée n’a produit aucun effet.

Ceci peut s’expliquer par le fait que la vitamine D en doses mensuelles ne reste pas circulante dans l’organisme, mais sera stockée en majeure partie dans les cellules graisseuses et également dans les muscles, le foie et les reins.

La vitamine D stockée ne sera pas facilement utilisable par votre système immunitaire, alors qu’un apport journalier permettra une activation et une régulation optimale de vos capacités immunitaires.

Quelle supplémentation en vitamine D dois-je choisir?

Il existe plusieurs variantes de la vitamine D. Les vitamines D2 (ergocalciférol) et D3 (cholécalciférol) sont celles qui nous intéressent le plus :

  • La vitamine D2 est d’origine végétale : elle provient d’un champignon (l’ergot de seigle),
  • La vitamine D3 est principalement d’origine animale : elle est isolée à partir d’huile de poisson ou de laine de mouton. Elle peut également provenir d’un végétal : le lichen.

Les suppléments en vitamine D3 possèdent une activité biologique 2 à 3 fois supérieure à celle de la vitamine D2, c’est pourquoi il vaut mieux privilégier la supplémentation en vitamine D3, qu’en vitamine D2. [9]

Quelle dose dois-je prendre au quotidien?

Pour maintenir un taux supérieur à 30 ng/mL, seuil souhaitable par les autorités de santé françaises, il est nécessaire d’ingérer 1.000 UI de vitamine D3 par jour, soit 2,5 fois la dose journalière recommandée à l’heure actuelle. Mais pour que votre système immunitaire fonctionne à son plein potentiel, il faut bien évidemment fournir à votre corps plus de vitamine D au quotidien.

Si l’on se réfère aux études scientifiques menées par le spécialiste mondial de la vitamine D, le Prof. Reinhold Vieth [10], de l’hôpital Mont Sinaï de Toronto au Canada, l’apport optimal devrait être de 1.000 UI par jour, sans présenter aucun risque de toxicité et permettrait ainsi de maintenir un taux sanguin de vitamine D entre 50 et 80 ng/ml, taux optimal pour bénéficier pleinement des effets immunitaires de la vitamine D.

D’après les travaux du Prof. Michael F. Holick [11], autre référence mondiale sur la vitamine D, le maintient d’un taux sanguin de vitamine D à 50ng/mL permet de prévenir et de réduire un grand nombre de pathologies :

Réduction en pourcentage :

  • Rachitisme : 100%
  • Ostéomalacie : 100%
  • Diabète de Type 1 : 80%
  • Maladies vasculaires périphériques : 80%
  • Cancer du colon : 67%
  • Cancer du rein : 67%
  • Cancer du sein : 50%
  • Diabète de Type 2 : 50%
  • Fractures : 50%
  • Sclérose en plaque : 50%
  • Crise cardiaque chez l’homme : 50%
  • Cancer de l’endomètre : 35%
  • Lymphome Non-Hodgkinien : 30%
  • Cancer des ovaires : 25%

Contre-indication à la supplémentation en vitamine D : 

Il n’existe pas à de contre-indication à la supplémentation en vitamine D.
Toutefois, un principe de précaution s’impose pour les personnes ayant une insuffisance rénale avérée. Si vous êtes atteint(e) d’insuffisance rénale, veuillez consulter votre médecin généraliste afin que celui-ci adapte votre supplémentation journalière en vitamine D.

Conclusions

D’Octobre à avril, une supplémentation en vitamine D3 (cholécalciférol) à un dosage minimum de 1.000 UI par jour semble pertinente pour veiller au bon fonctionnement du système immunitaire.

Je vous conseille les vitamines D3 en version “liquide” et tout particulièrement les versions émulsionnées du laboratoire Energetica Natura, qui sont, après de longues années d’expérience, celles qui sont les plus efficaces pour faire remonter rapidement les taux de vitamine D : 

 

D-Mulsion : 1 goutte = 400 UI
D-Mulsion Forte : 1 goutte = 2.000 UI

 

Pour celles et ceux qui préfèreraient néanmoins une version en comprimés, je conseille alors la vitamine D3 du laboratoire Bionutrics : 

D-DYN 400 : 1 comprimé = 400 UI
D-DYN 1000 : 1 comprimé = 1.000 UI
D-DYN 2000 : 1 comprimé = 2.000 UI

 


 

[1]Femke Baeke, Tatiana Takiishi, Hannelie Korf, Conny Gysemans, Chantal Mathieu, Vitamin D: modulator of the immune system, Current Opinion in Pharmacology, Volume 10, Issue 4, August 2010, Pages 482-496, ISSN 1471-489

[2]https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2012SA0103Ra-2.pdf

[3]Berrut G. Effet de la vitamine D sur la survenue de chutes chez la personne âgée : une revue de la littérature. Ann Gerontol 2008;1:27-37.

[4]https://ciqual.anses.fr/#/constituants/52100/vitamine-d-(µg-100g)
Pour interpréter les résultats de ce tableau, il faut considérer que 1 μg = 40 Unités Internationales (UI).

[5]Chapuy, M.-C. :Prevalence of vitamin D insufficiency in an adult normal population. Osteoporos Int 1997, 7 : 439-443.

[6]Ginde AA, Mansbach JM, Camargo CA (2009) Association between serum 25-hydroxyvitamin D level and upper respiratory tract infection in the Third National Health and Nutrition Examination Survey. Arch Intern Med 169:384–390 PMCID: PMC3447082

[7]Sabetta JR, DePetrillo P, Cipriani RJ, Smardin J, Burns LA, Landry ML (2010) Serum 25-hydroxyvitamin d and the incidence of acute viral respiratory tract infections in healthy adults. PLoS ONE 5:e11088 PMCID: PMC2885414

[8]https://www.ameli.fr/laboratoire-danalyses-medicales/exercice-liberal/memos/dosage-vitamine

[9]Houghton L. The case against ergocalciferol (vitamin D2) as a vitamin supplement. Am J Clin Nutr 2006 ;84(4) :694-697.

[10]https://www.vitamindsociety.org/about_us.php

[11]Holick, Michael F., PhD., M.D., Boston University School of Medicine,- textbook – Physiology, Molecular Biology, and Clinical Applications- (2nd Ed 2010 Humana Press).